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Mot du Camarade Président Mesdames, Messieurs, chers amis J’ai le plaisir et l’immense privilège de vous annoncer la grande nouvelle du mouvement réformateur. Il s’agit de la renaissance de la politique dans notre pays. Car c’est la raison d’être du grand mouvement que nous sommes entrain de mettre sur pied. Mais avant, permettez-moi deux ou trois choses : D’abord, nous l’avons dit pour Abong Mbang hier ; tués des âmes innocentes dont on a par ailleurs le devoir de protection, il n’y a pas pire descente aux enfers pour les politiques de notre pays. Malheureusement ça commence à être un rituel dans notre pays. Levons-nous et observons une minute de silence à la mémoire des morts de KUMBA. Merci Ensuite, je vais faire quelques remerciements. D’abord à notre très grand Secrétaire Général, Merci Pat pour le travail abattu qui nous a permis d’être là aujourd’hui. Les camarades de Douala vous ont lancé un défi et je peux affirmer que vous l’avez relevé. Merci également à la très grande délégation de Douala venue porter main forte à Yaoundé. Je vous annonce au passage que Douala et Yaoundé ont un pari commun à gagner : tenir une causerie participative du MR dans les prochaines semaines à Buea. Venons-en à la grande nouvelle du mouvement réformateur. Pour annoncer l’exigence voir l’impératif du renouvellement de la classe politique camerounaise. Je ne parle pas de moi. Encore moins du Mouvement Réformateur. Mais de tous les autres qui sont là aujourd’hui et qui pour beaucoup étaient là il y a plus de 20 ans, 30 ans et pour certains 40 ans ! Je parle de tous ceux qui sont responsable de l’échec de la démocratie dans notre pays. De tous ceux qui sont coupables de la décadence sociale et économique de notre société. Je parle des hommes et femmes politiques au cameroun. Vous l’avez compris ! Pour admettre et prendre à son compte l’exigence d’un véritable renouvellement politique, on doit s’entendre sur la manière de catégoriser les hommes et femmes politiques. Si vous voulez en savoir plus sur les hommes politiques ? Poser la question aux journalistes. Y a-t-il un journaliste dans la salle ? Vous savez, on n’a pas besoin d’être grand mathématicien pour connaître le B A BA des ensembles ! Déjà en 6ème ou en 5ème, on apprend que pour définir un ensemble, on doit connaître sa propriété caractéristique. La question c’est : quelle est la propriété caractéristique des hommes et des femmes politiques dans notre pays ? La réponse est : L’aveuglement. Les hommes politiques camerounais sont des aveugles. Ils veulent guider ceux qui ont leurs yeux. Le résultat : 1/3 d’inscrits sur les listes électorales et 17% par endroits de taux de participation aux dernières consultations électorales. C’est normal : l’on ne devrait pas se laisser guider par des aveugles ! Pourquoi je dis qu’ils sont des aveugles ? Je vais parler d’un événement qui est passé inaperçu dans notre pays et qui est d’actualité au moment où certains aventuriers irresponsables appellent à la modification constitutionnelle pour une présidence à vie. J’ai parlé d’un événement qui est passé inaperçu : Le départ de TONY BLAIR de la tête du parti travailliste et de son poste 1er ministre de Grande Bretagne. Voilà quelqu’un qui a tout donné à son parti et à son pays. Pour son parti : trois victoires consécutives au parlement britannique Pour son pays : le plein emploi et un retour au 1er Plan sur la scène européenne ! Mais ses camarades ont pensé que la longévité de leur leader et son soutien impopulaire à la guerre en Irak pouvaient leur être fatals, et Blair est parti. Laissant le parti et le pays être les mains de son ami. Evidement de manière absolue, ce n’est pas grand-chose, c’est normal me diriez vous ! Mais en comparaison de ce qui se passe dans notre pays, c’est un film de science fiction ! Vous êtes aux affaires depuis 45 ans, le pays croule sous le poids de la misère, votre parti sème partout les germes de la corruption et de la destruction. Peu importe, pourvu qu’on tienne la barre ! Hier, votre parti a incarné la profonde volonté de changement des camerounais et suscité l’espoir de nombreuses populations. Aujourd’hui, il connaît une véritable descente en enfer, il va de scission en scission et votre personnalité est devenue une source d’échec. Peu importe, pourvu qu’on reste Chairman! Votre parti peut passer de 68 à 1 député à l’assemblé national, ce n’est pas grave tant qu’on est ministre. Vous attrapez le serpent. Il vous mord mortellement. Vous dilapider l’héritage historique et révolutionnaire de votre parti. Peu importe tant qu’on reste secrétaire général. On peut multiplier ces exemples à l’infini. La preuve est faite que notre veille classe politique est sans aucune considération pour les camerounais. J’ai dis vielle classe politique non parce que nous ne croyons pas au troisième âge. Bien au contraire. J’ai dis vielle classe politique par opposition à la nouvelle classe politique que le Mouvement Réformateur veut incarner : Démocrate, Consensuelle, Constamment à l’écoute des préoccupations profondes des populations et Soucieuse de l’intérêt général. Si nous voulons mettre un terme au blocage politique voir institutionnel de notre pays, si nous voulons moderniser le fonctionnement des institutions de notre pays, La nouvelle classe politique du pays, celle qui aspire à prendre les destinées de notre pays demain, doit rompre avec les manières actuelles de faire la politique. Nous devons rompre avec l’image détestable que les politiques d’hier et d’aujourd’hui ont donné à la fonction ; l’image des hommes anti-démocrates, égoïstes, arrogants et très corrompus. Notre ambition au Mouvement Réformateur, notre première grande ambition au Mouvement Réformateur (évidemment ça n’a rien à voir avec la politique des grandes ambitions) ; je dis que le premier défi du Mouvement réformateur c’est d’être une grande école d’où sortira la nouvelle classe politique du pays que nous disons : Démocrate à l’intérieur du parti et vis-à -vis des électeurs : Consensuelle vis-à -vis des adversaires politiques, Constamment à l’écoute des préoccupations profondes des populations et Soucieuse par-dessus tout de l’intérêt général. Nous pensons au Mouvement Réformateur qu’il ne peut pas avoir une véritable démocratie dans le pays si les partis politiques sont manifestement et dans leur fonctionnement au quotidien, anti-démocratiques. Si vous n’admettez pas la compétition à l’intérieur de votre parti, c’est tout naturellement que vous ferrez recours à la fraude électorale avec des conséquences terribles sur la confiance et la participation citoyenne. Le Mouvement réformateur ne peut pas faire l’économie de la démocratie. C’est un parti fondamentalement démocratique et il le restera. Le Mouvement réformateur doit être un parti consensuel et rompre avec les méthodes d’une opposition stérile ou d’un reniement coupable. Il est dit dans la charte des réformateurs que nous devons aller vers un consensus national d’unité, de liberté et de modernité. Entre ceux qui renoncent à leur idéal pour la mangeoire et ceux qui s’éternisent dans la polémique, qui ne conçoivent l’échange politique que dans la contradiction, nous avons au Mouvement Réformateur le devoir de rechercher constamment une troisième voie ; celle du consensus national. On a parfois l’impression lorsqu’on suit l’actualité dans notre pays que les politiques trouvent du plaisir à faire le contraire de ce que les populations attendent d’eux. Ceci est très grave pour le fonctionnement global du pays. Dès qu’un dialogue de sourds s’installe entre les politiques et les populations, on peut s’attendre au pire. Le message du Mouvement Réformateurs aux politique c’est : Mesdames et Messieurs ôtez vos œillets, ouvrez vos yeux et sortez de votre boule. Si vous n’êtes pas à l’écoute, si vous persistez dans l’aveuglement, vous ne pouvez pas prétendre résoudre les problèmes des gens. Là encore, nous avons au Mouvement réformateur, l’obligation de rupture avec les pratiques actuelles pour nous mettre résolument à l’écoute des populations. En fin, la nouvelle classe politique que Mouvement Réformateur appelle de tous ses vœux doit être soucieuse de l’intérêt général. Pour ma part, c’est évident. Pour vous aussi, c’est sûr. Je vais dire alors, no comment ! Mesdames, Messieurs, chers amis, Voilà en quelques mots notre grande nouvelle : la renaissance de la politique camerounaise avec le Mouvement Réformateur. Mesdames, Messieurs, Chers amis, Je vous remercie de votre attention Vive le Mouvement Réformateur, Vive le Cameroun.
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